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Infadels
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Clément BOURNAT
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De New York à Londres, de Berlin à Barcelone quelque chose de spécial prend vie, petit à petit. Ca n’a pas encore de nom, ça n’en a probablement pas besoin. Mais en Europe et en Amérique du Nord, un réseau de visionnaires met à bas toutes les règles de la musique en mélangeant electro, rock, punk et funk avec pour résultat une collision explosive d’art, d’idées et d’énergie dont la recette était perdue depuis la période post-punk.
Vous avez sûrement déjà entendu parler de LCD SOUNDSYSTEM, de DJ HELL ou de PEACHES, mais cette scène est bien trop foisonnante et ouverte pour se limiter à la seule musique de ces trois groupes. En fait, personne ne s’est encore vraiment penché sur ce nouveau courant et les morceaux ne passent pas (encore) à la radio. Mais que ce soit à l’East Village Plant Bar de New York ou au légendaire Trash de Londres, tendez l’oreille, vous pouvez entendre ces disques passer en boucle. Réalisés et fabriqués par un petit groupe de labels, de musiciens et de clubbers, avec une éthique ‘Do It Yourself’, ils nous démontrent que l’on peut construire le futur avec ou sans l’aide de MTV. Ce monde est celui des INFADELS et pour bien le cerner il faut commencer par comprendre: Bnann, Matt, Al, Richie et Wag, cinq garçons de l’Est de Londres déterminés à fusionner la musique des TALKING HEADS, de STEVE REICH et des STOOGES avec les moments les plus funky des ROLLING STONES dans un seul but : faire vibrer les clubs et stimuler les esprits. Mais, tout d’abord, revenons en arrière. En 1999, Matt (guitares / programmation) joue dans un médiocre groupe électronique d’avant-garde pendant qu’Al (batterie), un ami de fac, se perd dans une formation tout aussi mauvaise. La nuit ils se retrouvent ensemble à nettoyer les toits de l’aéroport d’Heathrow. Bnann (voix), ancien leader de GREENSHIP, a lui été entraîné dans la chute de la Britpop. Il travaille comme coursier : «J’étais, dit-il, passé de la signature d’autographes au convoyage de colis». Ensemble, ils forment BALBOA, mais le résultat est décevant. Créé à l’aube de l’avènement de la scène electroclash, le groupe s’enlise rapidement dans des soirées au public horriblement fashion alors qu’eux ont d’autres envies. Frustrés, ils lâchent le groupe et se rebaptisent INFADELS avec l’arrivée de Wag (basse) et de Richie (percussion, voix, danse). Partant sur de nouvelles bases, ils refusent d’être enfermés dans des carcans de genre. Ils veulent un son sauvage, des concerts chaotiques, en quelques mots suivre leur instinct. « Les INFADELS n’ont jamais été un groupe, c’est un gang : un gang qui n’en a plus rien à foutre. » Matt Alan McGee voulait les voir répéter. Il n’a pas pu : le groupe ne répète pas. Bnann : « Les Infadels existent sur le moment. Aucun de nous ne sait ce qu’il va faire ». Matt : « En plus on avait dépensé tout notre argent ». Et Rich d’ajouter : « Oui c’est plutôt ça, on a pas les moyens de répéter». Même le nom INFADELS a été soigneusement choisi. Bnann l’a entendu lors d’un speech post 11 Septembre d’Oussama Ben Laden. Recherchant dans le dictionnaire il a trouvé comme définition « un non croyant en la religion, la société et la politique ». Le groupe était né. Avec enthousiasme, ils prennent les choses en main en organisant leurs propres soirées U Wot ? au célèbre club londonien Rhythm Factory et en créant leur propre label, Dead At Thirty. En 2003, le premier 12’’ des INFADELS, « Leave Your Body », est fortement remarqué et soutenu par John Peel, XFM et Trevor « Playgroup » Jackson, ce qui leur permet de jouer dans des clubs underground respectés comme le Suicide à Manchester ou le SoCo de Glasgow. |
PROCHAINES DATES
DERNIER ALBUM
![]() We are not the infadels (2006)
Extrait musical :
(5,5 Mo)
Infadels- love like semtex.mp3 |
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